Hypnose éricksonienne

Définition

L'hypnose éricksonienne vient du nom de son inventeur, le Dr Milton H. Erickson, psychiatre américain dont les travaux sont notamment à l'origine de la thérapie brève, de la Programmation Neurolinguistique (PNL) et du coaching. Surnommé le "magicien" ou "le sage de Phoenix" il fut sans aucun doute le plus grand hypnotiseur et thérapeute du vingtième siècle.

L'histoire de Milton Erickson

Né en 1901 aux Etats-Unis il connut plusieurs handicaps : daltonien, dyslexique, insensible aux rythmes musicaux. Cela l'incita à apprendre tôt à utiliser ses propres ressources. Atteint de poliomyélite à 17 ans il découvre l'autosuggestion. Il tombe dans le coma suivi d'une paralysie quasi-totale où seuls ses yeux remuent encore. Cette immobilité forcée le pousse à observer ceux qui l'entourent et découvrir qu'il peut commencer à stimuler ses muscles par son mental pour se rééduquer. Un an plus tard il traverse l'Amérique en canoë pour tester sa forme, se lance dans des études de médecine psychiatrique et devient chef du service de recherche au Worcester State Hospital dans le Massachussetts de 1930 à 1934. Plus tard il s'installera en Arizona avec sa famille en ouvrant un cabinet privé. Touché de nouveau par la poliomyélite à 51 ans, il en gardera des séquelles le reste de sa vie mais va continuer à pratiquer et à affiner sa technique. Il aura eu environ 30 000 patients et formé de nombreux élèves avant de s'éteindre en 1980.

Différence entre hypnose Ericksonienne et hypnose classique

L'hypnose Ericksonienne se différencie de l''hypnose classique et de psychothérapie par la pleine confiance donnée au patient pour faire les meilleurs choix en étant ainsi totalement acteur de sa guérison. Au lieu d'interroger la cause du problème on se pose la question très pragmatiquement du « Comment changer ? ». Si une suggestion s'avère efficace elle revêt donc un caractère de vérité dans le système d'interprétation du patient et c'est cela qui compte au final. C'est le désir conscient du patient de changer qui va mobiliser ses ressources inconscientes les plus adaptées afin de les mener à la réalisation de ce changement. L'auto-hypnose, quant à elle, peut être complémentaire de la thérapie en permettant de gérer ce processus de changement de manière autonome par autosuggestion.

Pour Erickson, l'inconscient est profondément bienveillant et capable de mobiliser des ressources intérieures susceptibles de conduire aux changements désirés. C'est une pratique avant tout intuitive. Pour contourner les résistances, Erickson manie les suggestions cachées et donc souvent invisibles pour le conscient. Le symptôme peut également être utilisé dans le processus thérapeutique tout comme certains effets « hypnotiques » (hallucinations, amnésies, lévitations de bras, rêves provoqués, distorsion du temps.).

Cette approche flexible, indirecte (métaphores) et non dirigiste a inspiré de nombreux courants de psychothérapie : thérapie familiale, thérapie brève (stratégique, systémique), programmation neurolinguistique (PNL), etc. Une moyenne entre trois à dix séances, sur une durée de quelques semaines à quelques mois, est suffisante, faisant de l'hypnose une « thérapie brève », la « rechute » ou la « substitution de symptôme » étant rare.

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